L’Église ne doit pas oublier que la résurrection est un message magnifique : Elle est le souffle de la vie libérée ! Les problèmes surviennent lorsque l’on porte un regard trop objectivant sur la résurrection. On se place dans la peau d’un observateur … Continuer la lecture
Archives de catégorie : Théologie
Pertinences de la théologie libérale dans les mutations en cours
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Plus que d’offrir une présentation limitée aux théologies libérales, ce qui serait contraire à leur esprit, cet article met en scène l’ensemble du protestantisme, de ses origines à aujourd’hui. Ses diverses tendances apparaissent ainsi dans leurs enchainements et leurs interconnexions. Cette perspective débouche sur un projet « prophétique » adapté à notre temps, articulant les différentes dimensions sociologique, spirituelle, cosmologique et philosophique d’une même problématique. Continuer la lecture
La Bible : Un parfum, mille odeurs…
Un livre d’Ulrich Luz, publié en 1992 aux éditions Labor et Fides, portait le titre suivant : « La Bible: Une pomme de discorde ». En effet, censée fournir à la tradition judéo-chrétienne ses Écritures de référence, la Bible n’a cessé de la diviser, tout en lui donnant son unité. Les récits et les affirmations de la Bible, malgré leur intensité qui fait autorité, n’ont cessé de faire débat, de questionner et de poser problème, en suscitant de multiples écoles d’interprétation. Cet enseignement, qui a pour but de poser des bases et non d’approfondir, se présente sous la forme de deux fichiers PDF.
Le premier fichier décrit les principales traditions théologiques auxquelles appartiennent les auteurs bibliques, en indiquant les lignes essentielles de chacune et ses liens avec les autres traditions : PDF cliquez ici !
Le second fichier présente sous forme de tableau schématique les principales écoles de lecture de la Bible qui dominent le monde occidental contemporain, grosso modo du XIXème siècle à nos jours : PDF cliquez ici !
Ces documents ont servi de support à la formation donnée dans le cadre des Explorations théologiques à Sornetan, les vendredi 23 et samedi 24 novembre 2012.
La critique de l’histoire des Évangiles : Reimarus, Strauss, Renan et Bauer
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Si le siècle des Lumières fut celui du rationalisme, au XIXème siècle, toutes les disciplines scientifiques furent marquées par l’approche historique. En géologie, la stratigraphie conduisit à allonger considérablement l’âge de la Terre, en abandonnant définitivement la chronologie biblique. En … Continuer la lecture
Du multitudinisme de Jésus au confessionnalisme de Paul
Les ministères actuels de l’Église, y compris dans le protestantisme, trouvent leur origine dans les ministères qui se mettent progressivement en place dès la mort de Jésus, alors qu’il s’agit de le remplacer à la tête de la jeune communauté des disciples. La rapide disparition du Maître provoque toute une série de réactions en chaîne observables dans le Nouveau Testament, qui sont analysées dans cette formation : Alors que l’Église se confessionnalise et se sédentarise, la foi se spiritualise, tandis que les ministères se diversifient, s’institutionnalisent, se hiérarchisent et se fonctionnarisent, donnant peu à peu naissance à la structure complexe des cinq patriarcats puis de l’Église romaine, plus tard contestée par le protestantisme.
Formation donnée à Neuchâtel le 27 octobre 2012, dans le cadre de la formation diaconale dispensée par l’Office Protestant de la Formation (OPF).
Emmanuel Kant : La religion de raison, la religion d’Église et la fausse religion
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Kant distingue entre la religion intérieure, fondée sur le sens du Bien inné à tout être humain, et la religion extérieure, fondée sur le message de l’Église qui est la personnification du Bien dans le Fils de Dieu. À ses yeux, lorsque la religion extérieure devient un but en soi, elle se mue en une fausse religion, car sa fonction est d’édifier la religion intérieure. Continuer la lecture
Nicolas de Cuse : Apôtre de la paix religieuse
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Nicolas de Cuse (1401-1464) est reconnu comme le penseur catholique le plus profond de son siècle. Tout en préservant la centralité de la foi chrétienne dans l’ensemble des religions, qu’il justifie par la coïncidence du divin en l’homme réalisée dans le Christ, il est un des premiers théologiens à reconnaître un fond commun aux religions en deçà de la diversité apparente des doctrines, ce qui lui permet de s’opposer à l’esprit de Croisade et d’entrer en dialogue avec l’Islam. Continuer la lecture
La théologie chrétienne aux frontières de la mythologie, de la philosophie et de la science
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Mythologie, théologie, philosophie et science, dans l’Antiquité, sont d’abord apparues partiellement confondues. Par la suite, des processus complexes de différenciation des disciplines ont produit leur séparation, avec la définition de plusieurs niveaux d’interaction. La science d’un côté, et la théologie chrétienne de l’autre, ont fait tous leurs efforts pour tenter de se démarquer de la mythologie d’origine païenne, sans jamais parvenir à éliminer totalement les éléments mythologiques élémentaires qui composent aujourd’hui encore certains de leurs présupposés implicites. Continuer la lecture
La mort est-elle un salaire ? Selon Romains 6,22-23
Le texte biblique
Romains 6,22-23 : Mais maintenant, libérés du péché et devenus esclaves de Dieu, vous portez les fruits qui conduisent à la sanctification, et leur aboutissement, c’est la vie éternelle. Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ, notre Seigneur.
Le commentaire
Il est vrai qu’aujourd’hui, on parle volontiers de religion en termes de parcours de vie, de cheminement personnel, de spiritualité. Ces notions sont pertinentes. Elles expriment la réalité du vécu humain, sans cesse hésitant et évolutif, et trouvent un large écho dans la Bible. Les verbes de la première phrase de notre citation (libérer, devenir, porter, conduire, « aboutir ») illustrent cette progression. Hélas, l’emploi de ces notions (spiritualité, expérience religieuse, etc.) peut aussi cacher une crainte plus sournoise, celle de nous confronter à l’enseignement de la pensée religieuse, que l’on affuble du nom de doctrine, dont le sens est souvent devenu péjoratif.
Il nous serait pourtant difficile, en tant que protestants, de refuser de nous confronter à des passages doctrinaux aussi centraux que ceux de l’épître aux Romains, sachant que Luther et Calvin y puisèrent le cœur de la foi moderne. À notre décharge, il est vrai que c’est souvent par incapacité d’éviter de nous y achopper que nous les écartons si facilement. Nous avons oublié que la doctrine est avant tout une expression verbale de la spiritualité. Lorsqu’un maître spirituel veut enseigner son mode de vie religieuse, il crée sans le vouloir une doctrine, un enseignement spirituel.
Pourtant, les doctrines vieillissent. En raison de l’évolution des cultures, leurs logiques peuvent devenir difficilement compréhensibles. C’est le cas de cette saisissante affirmation de Paul : « le salaire du péché, c’est la mort ». Aujourd’hui, on ne se permet plus un tel raccourci. En effet, le péché concerne la conscience, la foi, la morale, tandis que la mort est perçue comme une donnée biologique liée à la cessation du métabolisme et de l’activité neuronale. À priori, les deux registres (le spirituel et le corporel) ne doivent pas être confondus, et pourtant, c’est à se demander si la mort physique ne peut pas être parfois la conséquence du mal vivre ? Elle l’est à l’évidence lors des meurtres et des guerres, et de façon moins évidence lors de certaines affections dites psychosomatiques, mais peut-on en faire une généralité ? À ce sujet, une catéchumène m’a d’ailleurs fait remarquer, le sourire aux lèvres, que les animaux ne pèchent pas et qu’ils meurent pourtant, ce à quoi un autre catéchumène a répondu que les animaux pèchent aussi. Pour se tirer d’affaire, les théologiens protestants ont parfois affirmé que la mort dont parle Paul n’est pas la mort biologique, mais la mort spirituelle. La pirouette est habile, mais elle ne résout pas tout.
Je vous propose de conclure en abordant le problème par l’autre bout : S’il n’y avait pas de mort biologique, serions-nous vraiment enchantés de vivre éternellement en un monde comme le nôtre ? La mort physique, autre que d’être le salaire du péché, n’en serait-elle pas aussi la délivrance ? Limiter la durée de notre vie terrestre serait donc une sage décision divine liée à notre comportement. La mort participerait ainsi à ce don de Dieu, la vie éternelle, qui recouvre et dépasse notre vie temporelle. D’où aussi la dynamique de la spiritualité chrétienne, en laquelle la mort et la vie, la souffrance et la délivrance, sont étroitement réunies dans le seul mouvement de la grâce.
La prière
Je te rends grâce, mon Seigneur et mon Dieu, de ce que tu m’as délivré du mal, de la mort et du péché. Cela, aucun homme, aucun dieu n’était en mesure de le faire. En toi je vis, alors que ta présence est encore cachée dans la fragilité de mon quotidien.
Article paru au printemps 2012 dans la Vie Protestante de Genève.
Peut-on encore croire à la résurrection ?
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La mort fait partie de la vie. Pourtant l’homme ne peut s’y résoudre. L’idée de résurrection apparaît alors assez naturellement. Que signifie-t-elle pour le chrétien ? Continuer la lecture