Christianisme, civilisation, écologie : Le temps d’un tournant

Les questions d’écologie sont aujourd’hui des questions sensibles. Bien des consciences sentent qu’un tournant est en jeu. La plupart des acteurs admettent qu’on ne peut pas parler d’écologie sans parler aussi de notre mode de civilisation et de son impact sur l’avenir de la planète. Or, parler de notre civilisation, c’est aussi parler du christianisme, qui a contribué à en forger les lignes directrices. La critique dont est porteur le mouvement écologique s’adresse par conséquent à plusieurs niveaux : Par-delà la vision chrétienne du monde, est-ce l’homme en tant que tel, dans sa singularité vis-à-vis du reste de la nature, qui est visé ? Jadis autoproclamé sommet de la création, l’homme perçoit aujourd’hui qu’il pourrait en causer la ruine.

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Conférence donnée le 24 juin 2010 à la paroisse de Delémont et le 16 septembre 2010 à la paroisse de Cernier.

La mystique, phénomène central ou marginal ?

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Certains voient dans la mystique le cœur et la source de toute vie religieuse, alors que pour d’autres, il ne s’agit que d’une manifestation marginale, un peu exaltée, voire extrême, de la foi du plus grand nombre. D’emblée, la mystique nous pose question : serions-nous tous mystiques, plus ou moins à notre insu ?
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De l’animal à l’homme, entre continuité et discontinuité (biologie, théologie, éthique)

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La tendance occidentale à séparer nettement l’homme de la nature est profondément remise en cause dans la culture contemporaine, notamment en lien au mouvement écologique. Il s’ensuit soit une animalisation de l’homme, soit une humanisation de l’animal, alors que le partage des aspects de continuité et de discontinuité entre l’animal et l’homme demeure en débat, et pour longtemps encore ! Continuer la lecture →

Un Dieu bon peut-il permettre le mal ?

Si l’on suppose que Dieu savait, en créant l’homme libre, que ce dernier allait transgresser ses commandements et livrer le monde au mal, on peut se demander pourquoi Dieu a crée le monde, étant donné qu’il savait que le mal allait y régner. Dieu serait-il responsable du mal ? Selon le philosophe Leibniz (1646-1716), Dieu a estimé qu’il était préférable de créer un monde de pécheurs plutôt que rien, parce qu’au travers du péché, Dieu allait pouvoir manifester l’amour infini de sa grâce. Leibniz suppose donc que c’est pour le Christ, joyau de la grâce divine, et non pour la nature déchue, que le monde a été crée. Nous discuterons ces questions après avoir présenté un résumé de la thèse de Leibniz.

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Conférence donnée le 10 septembre 2009 à la paroisse réformée de Delémont.

La spiritualité est-elle une stratégie de (sur)vie ?

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Il n’est pas exclu qu’il soit possible d’interpréter les spiritualités – même les plus sophistiquées d’entre elles – comme des stratégies de survies évoluées, allant parfois jusqu’à subvertir complètement les attitudes concurrentielles habituellement occasionnées par la survie. Continuer la lecture →