
Esquisse pour l’Hôtel de Ville de Paris. Huile sur toile /carton, 1888.
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.
Nos rencontres du divin adviennent soit lors de temps de méditation traditionnels, comme le culte public, soit de façon inattendue, lorsqu’un événement de notre vie nous interpelle au point que nous le relions à une intervention de l’Esprit, clin d’œil divin. La religion instituée sous la forme des Eglises chrétiennes ne possède donc pas le monopole de l’Esprit divin tel qu’il s’est manifesté lors de la fête de la Pentecôte. Y a-t-il d’ailleurs un domaine de la vie humaine qui ne soit pas concerné par l’inspiration de l’Esprit ? Et soutenir que l’Esprit-Saint ne se manifeste qu’aux chrétiens, de sorte que les autres religions sont dénuées de toute pertinence spirituelle, ne s’apparente-t-il pas finalement à une forme de racisme religieux ?
Voir la liste de mes prédications ordonnées par références bibliques.
Evangile de Jean 21,1-14 – Appendice. L’apparition au bord du lac
1 Après cela, Jésus se manifesta de nouveau aux disciples sur les bords de la mer de Tibériade. Voici comment il se manifesta. 2 Simon-Pierre, Thomas qu’on appelle Didyme, Nathanaël de Cana de Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples se trouvaient ensemble. 3 Simon-Pierre leur dit : « Je vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous allons avec toi. » Ils sortirent et montèrent dans la barque, mais cette nuit-là, ils ne prirent rien. 4 C’était déjà le matin ; Jésus se tint là sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui. 5 Il leur dit : « Eh, les enfants, n’avez-vous pas un peu de poisson ? » – « Non », lui répondirent-ils. 6 Il leur dit : « Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez. » Ils le jetèrent et il y eut tant de poissons qu’ils ne pouvaient plus le ramener. 7 Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Dès qu’il eut entendu que c’était le Seigneur, Simon-Pierre ceignit un vêtement, car il était nu, et il se jeta à la mer.
8 Les autres disciples revinrent avec la barque, en tirant le filet plein de poissons : ils n’étaient pas bien loin de la rive, à deux cents coudées environ. 9 Une fois descendus à terre, ils virent un feu de braise sur lequel on avait disposé du poisson et du pain. 10 Jésus leur dit : « Apportez donc ces poissons que vous venez de prendre. » 11 Simon-Pierre remonta donc dans la barque et il tira à terre le filet que remplissaient cent cinquante-trois gros poissons, et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se déchira pas. 12 Jésus leur dit : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n’osait lui poser la question : « Qui es-tu ? » : ils savaient bien que c’était le Seigneur. 13 Alors Jésus vient ; il prend le pain et le leur donne ; il fit de même avec le poisson. 14 Ce fut la troisième fois que Jésus se manifesta à ses disciples depuis qu’il s’était relevé d’entre les morts.
Evangile de Matthieu 28,16-20 – Le Ressuscité envoie ses disciples en mission
16 Quant aux onze disciples, ils se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. 17 Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais ils eurent des doutes. 18 Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. 19 Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, 20 leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps. »
Prédication de Pentecôte du 24 mai 2026 à Vauffelin, dans le Jura bernois, en Suisse
La rencontre du Ressuscité en Galilée selon Matthieu et Jean
La rencontre des disciples avec le Ressuscité en Galilée est décrite de façon complètement différente, et même inversée, dans l’Evangile de Matthieu et dans celui de Jean. Selon Matthieu, les disciples se rendent « à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre » (Mt 28,16), tandis que selon Jean, Jésus se manifeste à l’improviste « aux disciples sur les bords de la mer de Tibériade » (Jn 21,1), appelée aussi Lac de Galilée.
Chez Matthieu, une rencontre est planifiée et organisée avec le Maître, en haut lieu, isolés à l’écart au sommet d’une montagne. Chez Jean, au contraire, une rencontre imprévue, inattendue et non planifiée, crée la surprise aux abords très fréquentés du lac, avec le Maître méconnaissable, au point que « les disciples ne savaient pas que c’était lui » (Jn 21,4) et que même une fois très proches de lui, ils hésitent à le reconnaître (Jn 21,12).
Rendez-vous traditionnel et surprise libérale
Nous avons là deux manières très différentes de rencontrer Dieu dans notre spiritualité de tous les jours. La rencontre planifiée, à l’écart, lors de notre temps de méditation, avec le texte biblique que nous connaissons bien, selon le modèle de Matthieu. Ou au contraire, comme chez Jean, la rencontre tout à fait inattendue du divin au travers d’événements de notre vie qui parfois tournent soit mal soit bien, mais autrement de ce que nous aurions pu ou voulu prévoir. En ligne générale, le divin se manifeste soit sous la forme d’une rencontre planifiée, comme au culte, soit de façon libre et imprévisible, n’importe quand.
Laquelle des deux manières de se révéler est-elle celle que Dieu privilégie et emploie le plus fréquemment ? Les croyants traditionnalistes préfèrent la manière planifiée, celle qui ne crée pas trop de surprises et invite à la fidélité. Il s’agit de se rendre à l’endroit où Jésus nous a indiqué de le rencontrer, dans la Bible ou au culte. Les croyants libéraux, au contraire, préfèrent la manière imprévisible, qui laisse toute la liberté à Dieu de se révéler au travers de n’importe quel événement et de n’importe quelle rencontre de notre vie.
L’oeuvre du Saint-Esprit
De quelle manière l’Esprit-Saint qui souffle sur les disciples depuis la fête de la Pentecôte souffle-t-il sur nous ? Est-ce que, en restreignant le souffle divin à ses manifestations au sein des Eglises chrétiennes, nous n’en faisons pas un peu trop ? Vraiment, l’Esprit divin souffle-t-il davantage sur les chrétiens que sur les croyants des autres religions, et même sur les athées, quand ces derniers s’emploient à rechercher la juste manière de vivre ?
Est-ce pour nous rassurer d’être dans le vrai, de ne pas être trop égarés, que nous surjouons chaque jour notre foi chrétienne, comme si notre culture religieuse était la seule au monde au travers de laquelle Dieu s’exprime ? L’Esprit divin est-il strictement lié à l’Esprit de Jésus ou dépend-il plutôt de Dieu le Père, qui se manifeste aussi dans d’autres religions ? En d’autres mots, comment nous montrer à la fois fidèles à la révélation de Dieu en Jésus-Christ et ouverts d’esprit, disposés à faire face à d’autres formes de révélations du divin.
Il n’est pas évident, en effet, de prétendre que les chrétiens vivent en général une vie plus vraie et plus juste que les non-croyants ou les adeptes d’autres croyances religieuses. La différence, globalement, n’est pas si manifeste au point de repérer sans hésitation l’action de l’Esprit-Saint ou de l’Esprit de Jésus auprès des croyants chrétiens plus qu’ailleurs.
Cependant, à titre individuel, plusieurs d’entre nous peuvent témoigner qu’ils se sentent soutenus dans la vie au travers de leur foi plus que s’ils étaient incroyants. Subjectivement, chaque croyant peut confesser le soutient qu’il croit recevoir de Dieu, ou la voie de Dieu, le chemin, la vérité divine qu’il discerne dans sa propre vie de tout son cœur pour son bien.
Le vide et le plein
Une autre différence de taille apparaît entre le discours du Ressuscité chez Matthieu et les événements de sa rencontre surprise chez Jean. Selon Matthieu, par ses paroles d’envoi en mission des disciples, Jésus semble doté d’une puissance à toute épreuve : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre… je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 18 et 20). Dans ces conditions, l’évangélisation du monde devrait s’effectuer sans encombre. Or chez Jean, le scénario est moins triomphaliste. Dans un premier temps, les disciples s’épuisent toute une nuit à jeter leurs filets sans rien pêcher (Jn 21,3) et pourtant Jésus, qui est ressuscité, pourrait bien les aider par son Esprit. Il ne le fait pas ! et ce n’est qu’au matin venu qu’il les invite à jeter leur filet de l’autre côté et là, « quoiqu’il y eu tant de poissons, le filet ne se déchira pas » (Jn 21,11). Il y a là une allusion évidente à la capacité de l’Eglise chrétienne à accueillir un nombre illimité de personnes.
Selon Jean, la pêche infructueuse fait tout autant partie de la vie croyante que la pêche miraculeuse et elle occupe même bien plus de temps que le miracle instantané. La vie chrétienne, même sous l’impulsion de l’Esprit-Saint, est ainsi désidéalisée. Il y aura des revers, des échecs, des efforts infructueux. L’évangélisation du monde piétinera souvent.
Du point de vue de l’enseignement que nous pouvons tirer de la vie, le vide est tout aussi formateur que le plein, même sous l’impulsion de l’Esprit divin. Pourquoi Dieu permet-il si souvent la souffrance, l’erreur, la violence, l’échec, l’incompétence, l’injustice ? Tout cela fait-il partie du programme du Saint-Esprit pour l’histoire humaine, ou devons-nous considérer, comme les textes des Ecritures le suggèrent parfois, que des forces spirituelles contraires, démoniaques ou mystérieuses, agissent aussi dans le monde en faveur du mal ?
Que l’on se souvienne qu’au début de son ministère, c’est l’Esprit-Saint en Personne, le même que celui de la Pentecôte, qui conduisit Jésus au désert « afin qu’il y fut tenté par le diable » (Mt 4,1). Si donc Jésus lui-même a été tenté par toutes les séductions possibles et imaginables de la vie, devrions-nous rêver que les vides désertiques de la solitude, de l’épreuve et du manque en tous genres nous soient épargnés par le même Saint Esprit ?
Les ambiguïtés de la vie et le Saint Esprit
Pour un chrétien, un peu de bouddhisme aide à vivre, et pour un bouddhiste, un peu de christianisme peut être source d’équilibre, et quid de l’islam, de l’astrologie, de la kabbale juive ou même de la boule de cristal, Dieu n’aurait-il pas le droit de s’y manifester, d’autant plus si le voyant ou la voyante ont une bonne formation psychologique ?
Un refus radical d’accepter que l’oeuvre de l’Esprit divin s’opère aussi dans les autres religions pour le bien des humains pourrait finalement s’apparenter à une forme de racisme religieux. Penser que la foi musulmane est entièrement contraire à l’Esprit de Jésus-Christ, par exemple, pourrait aboutir à une attitude de fermeture excessive renforçant les clivages culturels. Ce serait ne pas tenir compte des aspects théologiques instructifs de l’islam.
En poursuivant ce raisonnement, nous pouvons nous demander quel serait l’aboutissement d’une hypothétique évangélisation complète du monde. L’humanité entière serait devenue chrétienne et les autres religions auraient été éradiquées. Quelle que soit l’excellence de cette religion chrétienne universelle, n’y aurait-il pas le risque d’une effroyable monotonie, avec la perte des richesses des autres cultures religieuses ? En l’absence de propositions concurrentielles, la foi chrétienne ne serait plus une option, un choix, mais la seule religion admise et connue. Ce simple raisonnement invite à conclure que l’évangélisation absolue suppose en elle-même un dépassement du christianisme historique, et une action spirituelle de l’Esprit divin s’étendant à tous les domaines de l’existence, non seulement religieux.
Après tout, y a-t-il un domaine qui ne soit pas concerné par l’Esprit-Saint ? N’y a-t-il pas aussi des enjeux spirituels dans la politique, l’écologie, la culture, le libéralisme et le socialisme ? Et n’est-il pas vrai que grâce à l’œuvre de l’Esprit-Saint, les régimes les plus dictatoriaux, les plus extrêmes et les plus inhumains finissent pas s’effondrer, comme l’orgueilleuse tour de Babel à laquelle Dieu refusa un jour d’atteindre le ciel (Gn 11,8).
Je conclus en empruntant au théologien protestant allemand et américain Paul Tillich (1886-1965) la notion d’ambiguïté de la vie. Tillich soutient que dans la vie humaine, les réalités psychologiques, sociales, politiques et religieuses sont souvent ambigües, au sens qu’il y a souvent le pour et le contre, les avantages et les inconvénients en chaque chose. Chaque confession chrétienne a un peu les défauts de ses qualités, et Dieu fait avec elles toutes. Il trace des chemins droits avec des lignes courbes, telle est sans doute la meilleure expression de l’œuvre du Saint-Esprit. Il est le Dieu de grâce à nos côtés, le Dieu fidèle malgré nos infidélités, le Dieu juste malgré nos imperfections, le Dieu d’amour inaltérable malgré nos amours altérables, le Dieu de l’immortalité malgré notre vie mortelle. Amen
Merci ! Car poser les bonnes questions est déjà un peu une manière d’y répondre …
Je fais allusion en particulier à l’idée que vous avancez, à savoir que la religion chrétienne ne possèderait pas le monopole de l’Esprit.
Trois grands psychologues se sont exprimés au cours des XIX e et XXe siècle, en prenant tous les trois leur distance par rapport au phénomène religieux en général. Freud, qui était de confession juive, qui avait fait sa Bar-mitsvah et qui avait donc une assez bonne connaissance de la Bible hébraïque, avait finalement récusé toute pertinence à toute forme de religion, qu’il considérait comme une « illusion » ; Jung, né dans une famille qui comprenait beaucoup de pasteurs protestants, avait , lui, préféré discerner des mythes dans les religions, et il reconnaissait volontiers qu’il était quasiment impossible de vivre sans mythologie : il gardait donc un respect , relatif mais certain, pour le phénomène religieux en général ; Lacan, enfin, de confession catholique, dont un frère, Marc François Lacan, bénédictin, avait d’ailleurs participé de manière très active à l’édition de la TOB (Traduction œcuménique de la Bible), reconnaissait, certes, de son côté, que la théologie méritait qu’on s’y intéresse, mais il en niait cependant la portée positive et préférait « confesser » une trinité psychanalytique (Le Réel, l’Imaginaire, le Symbolique). On ne fera ici qu’évoquer en passant la psychanalyste Françoise Dolto, car elle constituait un peu l’exception confirmant la règle, en prônant « la foi au risque de la psychanalyse ».
Mais concernant le fait que la religion chrétienne aurait le monopole de l’Esprit, les trois penseurs cités plus haut (Freud, Jung, Lacan) étaient sans doute d’accord : aucune religion ne peut évidemment avoir le monopole de la vérité, d’autant que, au moins pour Freud et Lacan, la religion relevait même, soit d’une illusion, soit d’une ignorance.
Plus anecdotiquement, j’ai été abordé récemment dans un parc public par deux dames dont la plus jeune des deux m’a lu, en m’interpellant, un intitulé (qui pourrait même être une question abordée autrefois par Albert Camus) : « la souffrance prendra-t-elle fin un jour ? ». Mais loin de répondre à la manière de Camus, on devinera que la réponse « prête à l’emploi » de ces dames était la foi dans la résurrection après la mort. Et on devinera facilement quelle était l’obédience de ces deux dames…
Dommage, car il est un fait certain, c’est que la foi en la résurrection (ou en la réincarnation) ne repose sur rien de concret, mais constitue uniquement la confiance accordée à une source écrite (en l’occurrence, concernant la résurrection : le Nouveau Testament, qui s’articule, comme son nom l’indique, avec l’Ancien Testament, à savoir la Bible hébraïque…).
Le problème ici est donc celui d’une lecture littéraliste, et le conte biblique de Job aborde d’ailleurs clairement le problème du piège lié à une telle lecture. Or, l’ostracisme par rapport aux autres religions que la sienne ne relève-t-il pas en partie de la crainte d’un piège analogue ?
Comme il faut conclure, je dirai que je pense, comme vous en témoignez d’ailleurs régulièrement, que la foi chrétienne, ou toute forme de conviction religieuse, si elles ont forcément une dimension collective, constituent cependant aussi et surtout une équation éminemment personnelle, liée au parcours intime de chacun d’entre nous.
Mais, certes, la foi dans l’Esprit Saint n’exclut nullement en effet, à mon avis, qu’Il puisse atteindre les adeptes d’autres religions que la religion chrétienne. !
Bien cordialement, Wilfred Helmlinger
Merci Monsieur Helmlinger pour votre intéressant parcours de réflexion. Vous aboutissez d’ailleurs à une conclusion semblable à la mienne. En tant que croyant, je crois que l’Esprit parle par le christianisme, mais je pense que l’Esprit parle aussi par d’autres religions, en particulier par le bouddhisme, que j’ai beaucoup étudié et médité. Je ne récuse donc pas toute pertinence à la religion, mais je pense qu’une certaine « quantité » de pertinence se trouve dans les diverses religions, dont le contenu n’est pas équivalent et qui ne peuvent donc pas se remplacer les unes les autres. Le christianisme possède ainsi une spécificité unique en son genre, qui me semble être la grâce infinie et imméritée accordée au croyant comme seule source du salut.
Meilleurs messages, Gilles Bourquin
Merci, cher Monsieur, pour votre réaction bienveillante à tous égards. Car, j’ai exprimé beaucoup de doutes dans mon texte, et le problème du doute, c’est qu’il ne faut pas s’y enfermer, comme l’écrivait magnifiquement Edgar Morin, qui vient de mourir.
Seule la mort est inéluctable, et j’admire énormément celui ou celle qui garde le « moral », alors même que sa santé est mauvaise. J’essaie de lire en ce moment un ouvrage du pasteur Roger Mehl, qui avait commencé par faire une agrégation de philosophie et je partage juste cette remarque « prophétique » : « Il se pourrait bien que le problème de l’homme vieillissant fût un des problèmes les plus difficiles à résoudre dans la société de demain. Il se pourrait que la longévité fût considérablement accrue, que la période de maturité de l’homme fût prolongée et que cette maturité fût sans emploi ». Roger Mehl : Le vieillissement et la mort, éd. PUF, 1955, page 133. Bien cordialement, Wilfred Helmlinger
Merci encore pour ces intéressantes pistes de réflexion et de lecture. Cordiaux messages. Gilles B.