
La référence au patriarche Abraham, père des croyants juifs, chrétiens et musulmans, indique d’emblée le caractère essentiel de la foi monothéiste. Elle est perçue comme un chemin, un mouvement, un engagement, et non comme une situation fixe et définitivement acquise. L’Eglise confessante, pratiquante, correspond à la minuscule famille croyante d’Abraham en chemin vers la Terre promise, tandis que l’Eglise de multitude correspond aux destinataires de la bénédiction d’Abraham qui est adressée à l’humanité entière. Selon que l’on accentue l’un ou l’autre de ces aspects, l’Eglise apparaît plus strictement attachée à son seul fondement, l’Evangile, ou plus ouvertement orientée vers les différentes cultures et religions de l’humanité.
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Genèse 12,1-9 – Vocation d’Abram, Abram en Canaan et en Egypte
1 Le SEIGNEUR dit à Abram : « Pars de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que je te ferai voir. 2 Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai. Je rendrai grand ton nom. Sois en bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront, qui te bafouera je le maudirai ; en toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
4 Abram partit comme le SEIGNEUR le lui avait dit, et Loth partit avec lui.
Abram avait soixante-quinze ans quand il quitta Harrân. 5 Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous les biens qu’ils avaient acquis et les êtres qu’ils entretenaient à Harrân. Ils partirent pour le pays de Canaan.
Ils arrivèrent au pays de Canaan. 6 Abram traversa le pays jusqu’au lieu dit Sichem, jusqu’au chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays, 7 le SEIGNEUR apparut à Abram et dit : « C’est à ta descendance que je donnerai ce pays » ; là, celui-ci éleva un autel pour le SEIGNEUR qui lui était apparu. 8 De là il gagna la montagne à l’est de Béthel. Il dressa sa tente entre Béthel à l’ouest et Aï à l’est, il y éleva un autel pour le SEIGNEUR et invoqua le SEIGNEUR par son nom. 9 Puis, d’étape en étape, Abram se déplaça vers le Néguev.
Epître aux Hébreux 11,8-12 – Les réalisations de la foi
8 Par la foi, répondant à l’appel, Abraham obéit et partit pour un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. 9 Par la foi, il vint résider en étranger dans la Terre promise, habitant sous la tente avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. 10 Car il attendait la ville munie de fondations, qui a pour architecte et constructeur Dieu lui-même.
11 Par la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle tint pour fidèle l’auteur de la promesse. 12 C’est pourquoi aussi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, naquit une multitude comparable à celle des astres du ciel, innombrable, comme le sable du bord de la mer.
Evangile de Jean 8,31-36 – La véritable postérité d’Abraham
31 Jésus donc dit à ces Juifs qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, 32 vous connaîtrez la vérité et la vérité fera de vous des hommes libres. » 33 Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham et jamais personne ne nous a réduits en esclavage : comment peux-tu prétendre que nous allons devenir des hommes libres ? » 34 Jésus leur répondit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui commet le péché est esclave du péché. 35 L’esclave ne demeure pas toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. 36 Dès lors, si c’est le Fils qui vous affranchit, vous serez réellement des hommes libres.
Prédication du 8 mars 2026 à Péry, dans le Jura bernois, en Suisse, à l’occasion de l’installation de deux nouvelles conseillères de la paroisse de Rondchâtel
Sont intégrées dans ce message les réflexions que m’ont apportées nos deux nouvelles conseillères de paroisse, Roxane et Elisabeth, à propos de leur motivation à endosser cette tâche, leur perception du rôle de l’Eglise dans la société, et les difficultés rencontrées.
La dimension évolutive de la foi en chemin
Il s’agit, dans cette perspective, de se remémorer quelques grands axes de la foi et de l’Eglise, mais également quelques tensions qui traversent la vie croyante individuelle et communautaire. Tout d’abord, la référence à Abraham, qui réunit les trois textes bibliques de ce jour, indique la tonalité majeure de la foi : Elle est un chemin, un mouvement, et non pas une situation statique, définitivement acquise. La foi n’existe que lorsqu’il y a engagement, progrès, lutte, persévérance, orientation vers un but à venir sans cesse à redéfinir.
Ce mouvement de la foi traverse la vie de tous les croyants. De nos jours, on lui donne le nom de spiritualité, un terme qui souligne que la foi n’est pas un élément isolé du reste de la vie humaine. L’existence entière, dans tous ses aspects, est embarquée dans la foi.
L’évolution de la foi de l’Ancien au Nouveau Testament
La dimension évolutive de la foi est fortement marquée par les différences entre les deux Testaments bibliques. Dans la Bible juive, notre Ancien Testament, l’appel que Dieu adresse à Abraham implique qu’il quitte son pays, qu’il se dessaisisse de toutes ses habitudes, ses coutumes, ses sécurités, ses amitiés, pour se rendre dans le pays de Canaan. Il n’est pas clair si Dieu lui a indiqué cette destination dès le départ, ou en cours de route.
Dans la Bible juive, le pays que Dieu lui promet de donner à sa descendance est un pays réel, qui suppose une conquête militaire qui en chassera les habitants cananéens. Ainsi prend naissance la notion de Terre promise. De nos jours, les descendants spirituels d’Abraham, juifs, chrétiens, musulmans, ont largement conquis cette Terre promise, souvent par le sang, et les relations entre leurs familles spirituelles sont traversées de conflits d’une violence si inouïe qu’elle contribue à discréditer la religion monothéiste à l’échelle mondiale.
Dans le Nouveau Testament, la foi d’Abraham subit pourtant une profonde transformation. D’une part, il est clairement affirmé qu’Abraham partit sans savoir où il allait, d’autre part, sa destination ultime n’est plus un pays géographique, mais « la ville munie de fondations qui a pour architecte et constructeur Dieu lui-même » (He 11,10), c’est-à-dire la Cité éternelle, le Royaume de Dieu annoncé par Jésus lors de son ministère. Le Nouveau Testament spiritualise et universalise la foi d’Abraham, qui n’est plus liée à un lieu géographique.
Tradition, réformation, bénédiction
Cette évolution à l’intérieur de la foi place le croyant dans une tension que Roxane a fortement soulignée : D’une part, la foi est fondée sur une tradition qu’on ne peut pas changer, celle de la Bible, d’autre part, l’Eglise, pour rester actuelle, doit communiquer de façon moderne, en s’adaptant aux codes de son temps sans y perdre son message. Cette tension a été fortement soulignée par Luther, le fondateur du protestantisme au XVIe siècle : Selon sa théologie, l’Eglise existe là où l’Evangile est prêché, mais elle est semper reformanda, c’est-à-dire qu’elle est toujours à réformer. Pas question de s’immobiliser, il faut avancer avec Abraham !
Elisabeth souligne, quant à elle, une dimension centrale de la foi d’Abraham qui est souvent insuffisamment mise en valeur : « Pars de ton pays, je te bénirai. Sois en bénédiction, en toi seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 12,2). Les conflits mondiaux liés aux monothéismes d’Abraham (USA, Israël, Iran, Russie, Ukraine, etc.) occultent cette dimension éminemment positive de la foi que Elisabeth décrit au moyen du concept de bien-être à la fois spirituel et social : « La psychologie positive, en tant qu’outil d’amélioration sociale, se concentre sur le développement des forces individuelles et collectives, le bien-être et la résilience, plutôt que sur la seule réparation des pathologies ».
La vie croyante dans son ensemble, à la suite d’Abraham, est censée viser cette santé collective synonyme de bénédiction. A ce titre, selon Elisabeth, l’Eglise doit se doter d’une stratégie, tant au niveau paroissial que cantonal, en vue de la réalisation d’objectifs clairs. Ce sont ces objectifs, confiance en soi, amélioration du bien-être et du vivre ensemble, qui doivent, au niveau opérationnel, définir les activités concrètes que l’on développe, que l’on maintient ou que l’on abandonne.
Parmi les objectifs concrets de l’Eglise soulignés par Roxane, je cite les liens et la coopération entre les différentes générations, en prenant conscience du déficit de participation des personnes d’âge moyen, formant la génération active, par rapport aux catéchumènes d’un côté et aux aînés de l’autre, proportionnellement surreprésentés.
Trois questions de fond: Communauté et communication. Missionnaires et destinataires. Evangile et autres spiritualités
A ce point, à partir de ces considérations des deux nouvelles conseillères de paroisse situées dans la perspective de la foi d’Abraham, trois questions de fond, qui sont aussi trois dilemmes, trois enjeux ou trois tensions, ont toujours préoccupé et divisé les Eglises de tous les temps, depuis l’Antiquité de Jésus jusqu’à nos jours, durant deux millénaires d’histoire.
Premièrement, l’Eglise est-elle avant tout une communauté humaine ou un instrument de communication de l’Evangile ? Les deux aspects sont toujours présents, me direz-vous ! Luther y avait déjà songé en définissant l’Eglise à la fois comme le lieu où l’Evangile et prêché (la communication) et où les sacrements sont célébrés (la communauté). Dans les faits, les deux stratégies diffèrent considérablement : Faut-il avant tout créer du lien social et réunir les gens autour de diverses activités, quelles que soient leurs croyances, ou au contraire communiquer le message évangélique en espérant qu’il rassemble l’Eglise.
A ce premier dilemme s’ajoute bientôt un deuxième lorsque l’on privilégie l’aspect communautaire de l’Eglise. En effet, Abraham le croyant constitue symboliquement, avec sa famille nomade, la minuscule communauté croyante originaire, l’Eglise archi-primitive, mais il est appelé à être porteur de bénédiction à toutes les familles de la terre (Gn 12,3). Quel est donc le modèle de l’Eglise ? La communauté croyante en marche à la suite d’Abraham ou l’ensemble des familles de la terre auxquelles est destiné sa bénédiction ? Selon que l’on se réfère aux mandataires ou aux destinataires du message de l’Evangile, l’Eglise paraît soit minuscule soit immense.
Dans les Eglises protestantes, on oppose l’Eglise confessante, qui participe au culte, et l’Eglise de multitude, qui comprend l’ensemble des paroissiens inscrits au registre. Le réformateur de Strasbourg, Martin Bucer, avait émis l’idée au XVIe siècle qu’il fallait créer de petites cellules d’Eglises confessantes (les ecclesiola) au sein de l’Eglise universelle qui représente la société entière.
Survient alors le troisième dilemme, qui chevauche les deux autres et qui est à mon sens le plus difficile de tous, au point qu’il est pour ainsi dire impossible de le résoudre tant que nous sommes en chemin avec Abraham. Si l’on part du principe que l’Eglise est avant tout un instrument de communication, que faut-il communiquer au juste ? Un message confessant, destiné aux seuls chrétiens pratiquants et aux futurs convertis à la foi chrétienne, ou un message qui n’utilise plus un langage spécifiquement théologique (le « patois de Canaan ») pour transmettre les valeurs du message de l’Evangile.
En d’autres mots, la communication de l’Eglise doit-elle être strictement évangélique, fondée sur le seul message du Nouveau Testament, ou doit-elle au contraire s’ouvrir à certains aspects sélectionnés parmi les autres religions et les autres spiritualités (bouddhisme, shamanisme, écologisme, astrologie, foi juive et musulmane, ésotérisme, spiritisme, guérisseurs, secret, etc.) qui concordent ou qui complètent le message spécifique de l’Eglise. Rigueur évangélique ou ouverture spirituelle ? Vous m’en direz des nouvelles ! Les Eglises fondamentalistes et les Eglises libérales sont profondément divisées sur ce point. La question renvoie en définitive à la vraie nature de Jésus ? Était-il un humaniste large d’esprit, attentif au bien-être des gens à l’encontre de la religion traditionnelle, ou un prophète martyr pour le salut de l’humanité pécheresse ?
Les deux aspects de la foi évangélique: la vérité et le pardon qui rendent libre
Le texte de l’Evangile de Jean, à propos d’Abraham, permet de marier ces deux interprétations de la personnalité et de la mission de Jésus en considérant la complémentarité des deux passages suivants : « vous connaîtrez la vérité et la vérité fera de vous des hommes libres » (Jn 8,31) et « si c’est le Fils qui vous affranchit, vous serez réellement des hommes libres » (Jn 8,36). La liberté, selon ce texte, provient soit de la connaissance de la vérité religieuse, soit de l’affranchissement du péché par le Fils ».
D’une part, demeurer dans la Parole du Christ, être vraiment ses disciples, cela conduit à connaître la vérité qui rend libres (Jn 8,31). L’interprétation de ce passage peut laisser penser que la pratique et l’enseignement spirituel de Jésus sont suffisamment profonds, proches de la vérité ultime de Dieu, pour faire fondre les strictes barrières historiques entre les religions, autorisant une posture mystique qui allie une étroite union spirituelle avec Dieu et une ouverture aux humains permettant d’exprimer cette union mystique de différentes manières, dans ses multiples aspects, au travers de certains registres de pensée et de parole issus de diverses religions.
D’autre part, se confronter sincèrement à la Parole de Jésus, c’est admettre que « qui commet le péché est esclave du péché » (Jn 8,34), de sorte qu’aucun homme ne peut se targuer d’une spiritualité suffisamment sainte pour se passer de l’affranchissement du péché par le Fils (Jn 8,36), c’est-à-dire du pardon des insuffisances, des imperfections et de la corruption spirituelle qui grèvent la nature humaine. La liberté, sous cet angle, ne consiste pas en une manière d’envisager la spiritualité authentique dédouanée des dogmatismes étroits, mais en la réception de l’oeuvre salvifique du Fils, qui seul permet que nous soyons délivrés de la puissance du péché et « réellement des hommes libres » (Jn 8,36).
Dans la perspective de l’Evangile de Jean, l’aboutissement du chemin d’Abraham, à savoir la liberté ultime, passe d’une part par la possibilité de penser sa propre foi et sa propre existence de façon libre, c’est-à-dire de connaître la vérité au-delà des particularités des diverses religions historiques (Jn 8,31), et d’autre part par la possibilité de penser sa propre existence sous le regard de la grâce divine, qui nous affranchit de la puissance du mal en nous, et nous offre la vie éternelle. Amen
J’aime bien la finale, à savoir que l’aboutissement du chemin d’Abraham serait de s’ouvrir à une vérité qui dépasse les frontières de notre psyché ou de notre religion, même si celle-ci est historique, etc., etc. Mais je réagirai aujourd’hui surtout sur la forme, parce que réagir sur le fond me paraît aujourd’hui au-dessus de mes forces…J’ai donc une question sur la forme : elle concerne le sens des expressions « Eglise confessante » et « l’Eglise de multitude » (ou « multitudiniste »). J’ai en effet toujours cru comprendre que les « églises confessantes » étaient des églises évangéliques fréquentées par des membres à jour de leur cotisation , alors que les églises multitudinistes étaient ouvertes à toutes et tous, membres ou non membres , et que le fait d’être éventuellement membre n’impliquait a priori aucune cotisation, les dons éventuellement faits par les personnes présentes au culte étant totalement libres et se limitant la plupart du temps à une offrande circulant dans les rangs, sans obligation. Certes, il est probable que le nombre de pratiquants soit influencé par cette forme d’organisation, car effectivement, faire partie intégrante de l’Eglise de multitude n’implique pas obligatoirement de se rendre régulièrement à un culte, ni même de mettre les pieds dans une église. Mais le fait est que la « pratique » n’est pas le critère dominant différenciant ces deux types de paroisses ou d églises. Du moins, c’est ce que je croyais. Peut-être que cela a changé, ou qu’en Suisse et en France, ce n’est pas pareil ?
Bonjour cher Monsieur,
merci pour votre intéressant commentaire. Y répondre entièrement nécessiterait un ouvrage entier.
Le concept d’Eglise confessante est historiquement plus large que le concept d’Eglise évangélique, au sens moderne du terme.
L’Encyclopédie du protestantisme, Dir. P. Gisel, Cerf et Labor et Fides, 1995, définit l’Eglise confessante ainsi : « Groupe de protestants allemands qui, face à la montée du nazisme et à son influence dans l’Eglise allemande (notamment via les « Chrétiens Allemands »), se constitue en Eglise dès 1933-1934 dans l’intention de maintenir la communauté chrétienne en son intégrité, telle qu’elle est définie par l’Ecriture sainte et l’Evangile compris dans la ligne des Réformateurs. […] » (Article de Klauspeter Blaser).
Il me semble que le concept d’Eglise confessante remonte à la Réforme protestante du XVIe siècle, ou même avant, mais répondre précisément à cette question nécessiterait une étude approfondie.
En Suisse, le fait de faire partie d’une Eglise multitudiniste, ou Eglise d’Etat, implique de payer un impôt d’Eglise qui est perçu plus ou moins séparément de l’impôt d’Etat selon les Cantons.
Pour les personnes sorties de l’Eglise d’Etat, dont le nombre s’accroit sensiblement, certains actes ecclésiastiques, comme un service funèbre, peuvent être facturés dans certaines conditions à définir de cas en cas.
En effet, faire partie d’une Eglise multitudiniste en Suisse n’implique aucune participation au culte, mais plutôt une certaine approbation informelle du rôle de l’Eglise dans la société.
Meilleurs messages. Gilles B.
Merci à mon tour, cher Monsieur, pour votre réponse précise et détaillée, qui m’apprend qu’il y a donc bien une différence structurelle entre la Suisse et la France, où il n’existe en effet pas d’impôt d’église (et donc sauf erreur de ma part, une cérémonie de noces ou un service funèbre fera donc quasi obligatoirement l’objet d’un don dans une église multitudiniste à la française). Si l’on sait, par ailleurs, qu’un don à l’offrande lors d’un culte peut (sous certaines conditions trop longues à expliquer ici) être en partie déductible des impôts en France, on mesure la complexité des choses, au point que je préfère m’abstenir d’affirmer quoi que ce soit ! Je crois cependant savoir, en revanche, que pour participer à la moindre décision dans une église évangélique il est exigé d’être membre et à jour de sa cotisation. Je précise juste que j’habite à 2 km de l’Allemagne, où c’est déjà différent, et cela permet de relativiser, si l’on pense à la complexité de la vie dite spirituelle ! Merci et bien cordialement, Wilfred H.
Oui effectivement, il y a des différences importantes entre les pays, et même entre les cantons en Suisse, qui fonctionnent sous certains aspects comme des « pays » indépendants, d’où le nom de Confédération helvétique. Cela dit, mon message ne portait pas prioritairement sur ces différences structurelles, mais sur la tension qui existe entre l’Eglise confessante, active, engagée, quelle que soit la dénomination, et l’Eglise de multitude, qui se situe davantage dans une posture réceptrice, à l’instar de « toutes les familles de la terre » dans la vocation d’Abraham. Bien à vous. Gilles B.