Lire l’article sur Réflexions protestantes libérales. Les neurosciences posent une question cruciale aux religions : Notre cerveau est-il conçu de telle manière que nous sommes biologiquement portés à croire ? Dans ce cas, la religion serait un besoin naturel de l’homme, comme … Continuer la lecture
Archives de catégorie : Sciences
Statut et enjeux de la neurothéologie
Les neurosciences sont à la mode. L’extraordinaire complexité et plasticité des réseaux neuronaux rend les investigations scientifiques difficiles, de sorte que le cerveau reste un des organes dont le fonctionnement est le moins bien connu du corps humain. Mieux comprendre son fonctionnement pourrait révolutionner notre manière de comprendre les fondements biologiques de la conscience et de la pensée.
La neurothéologie est une des disciplines nouvelles liées aux neurosciences. Comme son nom l’indique, elle explore les composantes neuronales de la foi. Soit la vie religieuse est interprétée comme la manifestation psycho-spirituelle d’une activité neuronale particulière, soit, en sens inverse, on observe comment des pratiques religieuses spécifiques peuvent influencer le fonctionnement du cerveau.
Ce document a servi de support de formation lors de la 5ème et dernière session du module « Impact des neurosciences sur la vision chrétienne de l’homme », dans le cadre de l’association Cèdres Réflexion à Lausanne, au premier semestre 2013.
Religion, philosophie, science: Vers un savoir unique ?
Il n’est pas rare d’entendre, aujourd’hui, que certaines intuitions des religions et des philosophies anciennes se trouvent confirmées par les dernières découvertes de la science. Le savoir de l’humanité évoluerait donc vers un grand tout unifié, au-delà des différences de religion et de culture ?
Nous verrons qu’il reste toujours, qu’on le veuille ou non, une part de mythe dans la science, ainsi qu’une part de savoir humain dans la foi. Quelques exemples tirés de la physique et de la biologie nous permettront d’illustrer les débats et les conflits actuels entre la science et la foi.
Conférence donnée à l’Université populaire le 27 novembre 2012 au Musée jurassien d’histoire à Delémont (JU), puis le 30 mai 2013 à la paroisse réformée à Cernier (NE).
La critique de l’histoire des Évangiles : Reimarus, Strauss, Renan et Bauer
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Si le siècle des Lumières fut celui du rationalisme, au XIXème siècle, toutes les disciplines scientifiques furent marquées par l’approche historique. En géologie, la stratigraphie conduisit à allonger considérablement l’âge de la Terre, en abandonnant définitivement la chronologie biblique. En … Continuer la lecture
La théologie chrétienne aux frontières de la mythologie, de la philosophie et de la science
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Mythologie, théologie, philosophie et science, dans l’Antiquité, sont d’abord apparues partiellement confondues. Par la suite, des processus complexes de différenciation des disciplines ont produit leur séparation, avec la définition de plusieurs niveaux d’interaction. La science d’un côté, et la théologie chrétienne de l’autre, ont fait tous leurs efforts pour tenter de se démarquer de la mythologie d’origine païenne, sans jamais parvenir à éliminer totalement les éléments mythologiques élémentaires qui composent aujourd’hui encore certains de leurs présupposés implicites. Continuer la lecture
Joie christique et joie cosmique
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L’être humain parvient difficilement à se passer de joie. Cette joie, il la tire à un premier degré des événements de l’existence, alors même que ceux-ci demeurent toujours incertains, sujets à des revirements inattendus. Ce déficit du réel, l’être humain tend à le combler au moyen de sources intérieures de joie, qui ne sont pas censées dépendre des événements. Parmi elles, la joie mystique, et en particulier la joie christique, occupent une place de choix. Continuer la lecture
Christianisme, civilisation, écologie : Le temps d’un tournant
Les questions d’écologie sont aujourd’hui des questions sensibles. Bien des consciences sentent qu’un tournant est en jeu. La plupart des acteurs admettent qu’on ne peut pas parler d’écologie sans parler aussi de notre mode de civilisation et de son impact sur l’avenir de la planète. Or, parler de notre civilisation, c’est aussi parler du christianisme, qui a contribué à en forger les lignes directrices. La critique dont est porteur le mouvement écologique s’adresse par conséquent à plusieurs niveaux : Par-delà la vision chrétienne du monde, est-ce l’homme en tant que tel, dans sa singularité vis-à-vis du reste de la nature, qui est visé ? Jadis autoproclamé sommet de la création, l’homme perçoit aujourd’hui qu’il pourrait en causer la ruine.
Conférence donnée le 24 juin 2010 à la paroisse de Delémont et le 16 septembre 2010 à la paroisse de Cernier.
De l’animal à l’homme, entre continuité et discontinuité (biologie, théologie, éthique)
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La tendance occidentale à séparer nettement l’homme de la nature est profondément remise en cause dans la culture contemporaine, notamment en lien au mouvement écologique. Il s’ensuit soit une animalisation de l’homme, soit une humanisation de l’animal, alors que le partage des aspects de continuité et de discontinuité entre l’animal et l’homme demeure en débat, et pour longtemps encore ! Continuer la lecture
Le péché originel
Injustices sociales, fraude bancaire, violence conjugale et délinquance, ces faits humains sont bien réels, mais le péché originel, nul ne l’a jamais vu. Par ailleurs, si l’existence d’Adam et Ève est remise en cause par la théorie de l’évolution, peut-on encore parler de péché originel, et comment ? Nous verrons pourquoi la notion de péché originel est importante pour le christianisme, et comment elle renvoie aux mystères de l’origine du mal et de notre condition universelle d’êtres mortels. Si le péché est originel, cela signifie qu’aucun homme n’est entièrement juste par nature, mais que tous sont justifiés par la seule grâce de Dieu, en Jésus-Christ.
Conférence donnée le 1er octobre 2009 à la paroisse de Delémont et le 21 janvier 2010 dans le cadre de la paroisse réformée à Cernier.
Création et évolution : Apparition spontanée ou progression historique ?
Depuis le XIXème siècle, l’approche historique se généralise à toutes les sciences. On affirme que l’univers, la terre, les roches, les êtres vivants, l’homme, les civilisations, les religions, les individus, n’ont pas été créés par Dieu tels quels, d’un seul coup, mais sont le résultat de lents processus de formation. Certaines de ces idées vont être admises très difficilement, notamment par les Églises, parce qu’aux yeux de certains croyants, elles contredisent la révélation chrétienne. Parmi toutes, deux découvertes vont susciter les plus grandes polémiques jusqu’à aujourd’hui : L’origine animale de l’homme, qui remet en cause l’existence historique d’Adam et Ève, et le processus de genèse des religions, qui permet de situer la naissance du christianisme dans le cadre des autres religions antiques.
Conférence donnée le 18 juin 2009 à la paroisse réformée de Delémont.