Plus que d’offrir une présentation limitée aux théologies libérales, ce qui serait contraire à leur esprit, cet article met en scène l’ensemble du protestantisme, de ses origines à aujourd’hui. Ses diverses tendances apparaissent ainsi dans leurs enchainements et leurs interconnexions. Cette perspective débouche sur un projet « prophétique » adapté à notre temps, articulant les différentes dimensions sociologique, spirituelle, cosmologique et philosophique d’une même problématique. Continuer la lecture
Archives de catégorie : Religions
Emmanuel Kant : La religion de raison, la religion d’Église et la fausse religion
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Kant distingue entre la religion intérieure, fondée sur le sens du Bien inné à tout être humain, et la religion extérieure, fondée sur le message de l’Église qui est la personnification du Bien dans le Fils de Dieu. À ses yeux, lorsque la religion extérieure devient un but en soi, elle se mue en une fausse religion, car sa fonction est d’édifier la religion intérieure. Continuer la lecture
Nicolas de Cuse : Apôtre de la paix religieuse
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Nicolas de Cuse (1401-1464) est reconnu comme le penseur catholique le plus profond de son siècle. Tout en préservant la centralité de la foi chrétienne dans l’ensemble des religions, qu’il justifie par la coïncidence du divin en l’homme réalisée dans le Christ, il est un des premiers théologiens à reconnaître un fond commun aux religions en deçà de la diversité apparente des doctrines, ce qui lui permet de s’opposer à l’esprit de Croisade et d’entrer en dialogue avec l’Islam. Continuer la lecture
Judaïsme, Christianisme, Islam : Trois monothéismes en crise
En Orient comme en Occident, la société fondée sur la religion traditionnelle est en crise. L’individualisme et la mondialisation ont provoqué un brassage des cultures qui remet en cause la transmission des héritages d’une génération à la suivante. Pour survivre dans ce monde pluraliste, les religions monothéistes sont amenées à revisiter leurs fondements, ce qui les conduit parfois à affirmer le rôle de la conviction individuelle sur un mode fondamentaliste. Les trois monothéismes sont ainsi confrontés à la nécessité de reconstruire leur identité face à la vague de pensée globale, tout en veillant à ne pas tomber dans le piège du repli identitaire et de l’intégrisme : un équilibre difficile à tenir !
Conférence donnée à l’Université populaire le 15 novembre 2011 à Courrendlin (JU), puis durant le premier semestre 2012 à la paroisse réformée à Cernier (NE), puis le 12 mars 2013 à la paroisse réformée francophone de Berne (BE).
Christianisme et bouddhisme, semblables et différents
A priori, tout diffère entre le christianisme et le bouddhisme : Alors que le christianisme, à la suite du judaïsme, est une religion monothéiste centrée toute entière sur la foi au Dieu sauveur, les dieux de l’hindouisme n’ont plus d’importance significative dans le bouddhisme, de sorte que l’on peut se demander s’il s’agit encore d’une religion ou plutôt d’une philosophie. Nous verrons pourtant qu’au-delà de cette opposition, les projets spirituels du Christ et du Bouddha visent un objectif semblable : Libérer leurs disciples de la servitude des rituels religieux célébrés par les prêtres, en mettant l’accent sur la qualité de la vie personnelle de chacun/e. Tant cette différence que cette similarité avec le christianisme sont à l’origine de la bonne réputation dont jouit le bouddhisme en Occident, alors même qu’il demeure souvent mal compris.
Voir ma nouvelle conférence sur ce thème ici.
Conférence donnée à l’Université populaire à Courrendlin le 16 novembre 2010, puis durant le premier semestre 2011 dans le cadre des paroisses réformées à Tavannes, à Diesse, à Berne et à Cernier.
Christianisme, civilisation, écologie : Le temps d’un tournant
Les questions d’écologie sont aujourd’hui des questions sensibles. Bien des consciences sentent qu’un tournant est en jeu. La plupart des acteurs admettent qu’on ne peut pas parler d’écologie sans parler aussi de notre mode de civilisation et de son impact sur l’avenir de la planète. Or, parler de notre civilisation, c’est aussi parler du christianisme, qui a contribué à en forger les lignes directrices. La critique dont est porteur le mouvement écologique s’adresse par conséquent à plusieurs niveaux : Par-delà la vision chrétienne du monde, est-ce l’homme en tant que tel, dans sa singularité vis-à-vis du reste de la nature, qui est visé ? Jadis autoproclamé sommet de la création, l’homme perçoit aujourd’hui qu’il pourrait en causer la ruine.
Conférence donnée le 24 juin 2010 à la paroisse de Delémont et le 16 septembre 2010 à la paroisse de Cernier.