La modernité peut-elle survivre sans religion ?

Dans cette conférence présentée lors de la conférence internationale de l’ICCJ (International Council of Christians and Jews) à Aix-en-Provence, le 2 juillet 2013, je réponds en deux phases à la question qui m’est posée : « La modernité peut-elle survivre sans religion ? ». La conférence a été traduite en anglais:

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Dans une première partie de la conférence, je répond négativement à la question, en montrant que la modernité ne parvient pas à éliminer toutes les raisons qui conduisent les êtres humains, ou du moins certains d’entre eux, à adopter une attitude religieuse.

Dans la seconde partie de la conférence, j’apporte une précision à la réponse précédente, en soulignant que si la modernité ne supprime pas la religion, elle la modifie par contre en profondeur. L’établissement de la laïcité tend en effet à intérioriser et spiritualiser la religion, un processus déjà entamé au sein des monothéismes eux-mêmes.

Programme de l’ensemble de la conférence de l’ICCJ
Diverses contributions écrites et filmées, dont la mienne

Conférence publiée dans l’ouvrage “Juifs et chrétiens ensemble face à la modernité”, publié en 2020 aux éditions Parole et Silence, aux pages 231-244

Joie christique et joie cosmique

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L’être humain parvient difficilement à se passer de joie. Cette joie, il la tire à un premier degré des événements de l’existence, alors même que ceux-ci demeurent toujours incertains, sujets à des revirements inattendus. Ce déficit du réel, l’être humain tend à le combler au moyen de sources intérieures de joie, qui ne sont pas censées dépendre des événements. Parmi elles, la joie mystique, et en particulier la joie christique, occupent une place de choix. Continuer la lecture

Le péché originel

Injustices sociales, fraude bancaire, violence conjugale et délinquance, ces faits humains sont bien réels, mais le péché originel, nul ne l’a jamais vu. Par ailleurs, si l’existence d’Adam et Ève est remise en cause par la théorie de l’évolution, peut-on encore parler de péché originel, et comment ? Nous verrons pourquoi la notion de péché originel est importante pour le christianisme, et comment elle renvoie aux mystères de l’origine du mal et de notre condition universelle d’êtres mortels. Si le péché est originel, cela signifie qu’aucun homme n’est entièrement juste par nature, mais que tous sont justifiés par la seule grâce de Dieu, en Jésus-Christ.

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Conférence donnée le 1er octobre 2009 à la paroisse de Delémont et le 21 janvier 2010 dans le cadre de la paroisse réformée à Cernier.

Voir également la première prédication de l’Avent du 27 novembre 2022 à Orvin, ainsi que la notice théologique à la suite de la prédication.

Voir également la prédication du 30 avril 2023 : La tentation d’Adam et Eve et les étranges récits des patriarches.

Un Dieu bon peut-il permettre le mal ?

Si l’on suppose que Dieu savait, en créant l’homme libre, que ce dernier allait transgresser ses commandements et livrer le monde au mal, on peut se demander pourquoi Dieu a crée le monde, étant donné qu’il savait que le mal allait y régner. Dieu serait-il responsable du mal ? Selon le philosophe Leibniz (1646-1716), Dieu a estimé qu’il était préférable de créer un monde de pécheurs plutôt que rien, parce qu’au travers du péché, Dieu allait pouvoir manifester l’amour infini de sa grâce. Leibniz suppose donc que c’est pour le Christ, joyau de la grâce divine, et non pour la nature déchue, que le monde a été crée. Nous discuterons ces questions après avoir présenté un résumé de la thèse de Leibniz.

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Conférence donnée le 10 septembre 2009 à la paroisse réformée de Delémont.