Jean Calvin (1509-1564), un réformateur contesté

Jean Calvin, réformateur protestant de la deuxième génération, provient de l’école humaniste parisienne. Son projet réformateur va ainsi se développer en un véritable projet de société, éminemment moderne. En articulant subtilement la grâce du salut et l’exigence éthique, l’austérité et la prospérité, sa théologie a suscité de nombreuses questions, parfois très critiques. Nous présenterons une vision d’ensemble de sa vie, de sa pensée et de son impact.

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Conférence donnée dans le cadre de l’Université populaire jurassienne le 5 novembre 2009 à Moutier.

Le péché originel

Injustices sociales, fraude bancaire, violence conjugale et délinquance, ces faits humains sont bien réels, mais le péché originel, nul ne l’a jamais vu. Par ailleurs, si l’existence d’Adam et Ève est remise en cause par la théorie de l’évolution, peut-on encore parler de péché originel, et comment ? Nous verrons pourquoi la notion de péché originel est importante pour le christianisme, et comment elle renvoie aux mystères de l’origine du mal et de notre condition universelle d’êtres mortels. Si le péché est originel, cela signifie qu’aucun homme n’est entièrement juste par nature, mais que tous sont justifiés par la seule grâce de Dieu, en Jésus-Christ.

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Conférence donnée le 1er octobre 2009 à la paroisse de Delémont et le 21 janvier 2010 dans le cadre de la paroisse réformée à Cernier.

Voir également la première prédication de l’Avent du 27 novembre 2022 à Orvin, ainsi que la notice théologique à la suite de la prédication.

Voir également la prédication du 30 avril 2023 : La tentation d’Adam et Eve et les étranges récits des patriarches.

Un Dieu bon peut-il permettre le mal ?

Si l’on suppose que Dieu savait, en créant l’homme libre, que ce dernier allait transgresser ses commandements et livrer le monde au mal, on peut se demander pourquoi Dieu a crée le monde, étant donné qu’il savait que le mal allait y régner. Dieu serait-il responsable du mal ? Selon le philosophe Leibniz (1646-1716), Dieu a estimé qu’il était préférable de créer un monde de pécheurs plutôt que rien, parce qu’au travers du péché, Dieu allait pouvoir manifester l’amour infini de sa grâce. Leibniz suppose donc que c’est pour le Christ, joyau de la grâce divine, et non pour la nature déchue, que le monde a été crée. Nous discuterons ces questions après avoir présenté un résumé de la thèse de Leibniz.

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Conférence donnée le 10 septembre 2009 à la paroisse réformée de Delémont.

Création et évolution : Apparition spontanée ou progression historique ?

Depuis le XIXème siècle, l’approche historique se généralise à toutes les sciences. On affirme que l’univers, la terre, les roches, les êtres vivants, l’homme, les civilisations, les religions, les individus, n’ont pas été créés par Dieu tels quels, d’un seul coup, mais sont le résultat de lents processus de formation. Certaines de ces idées vont être admises très difficilement, notamment par les Églises, parce qu’aux yeux de certains croyants, elles contredisent la révélation chrétienne. Parmi toutes, deux découvertes vont susciter les plus grandes polémiques jusqu’à aujourd’hui : L’origine animale de l’homme, qui remet en cause l’existence historique d’Adam et Ève, et le processus de genèse des religions, qui permet de situer la naissance du christianisme dans le cadre des autres religions antiques.

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Conférence donnée le 18 juin 2009 à la paroisse réformée de Delémont.

La joie christique entre joie cosmique et joie eschatologique

Galerie

En parcourant les multiples registres de cette émotion essentielle qu’est la joie, il apparaît que l’homme puise son bonheur à de nombreuses sources très différentes les unes des autres (événements historiques, contemplation de la nature, espérance future, relations humaines, etc.). Il semble pourtant qu’aucune de ces sources ne soit en mesure de lui assurer une joie imprenable… Continuer la lecture