Mes activités planifiées

Conférence de Jean-Claude Métraux et Gilles Bourquin, “Vers une société multiculturelle”, le 27 septembre 2017 à 20h15 à la Salle communale de Bussigny.
Regards croisés entre un psychiatre et un théologien.
Site de Jean-Claude Métraux

Articles à paraître

L’épreuve de la tentation
Le bonheur selon Jésus et Bouddha
Une justice qui restaure plus qu’elle ne punit
Réfléchir à notre spécificité

Conférences et autres événements passés

Biologie de la religion. Conférence-débat à Lausanne le 28 novembre 2016 dans le cadre de Cèdres Réflexion.
Brève synthèse: Le professeur honoraire de biologie Jacques Dubochet
a présenté son explication darwiniste de l’origine de la religion de la manière suivante : L’apparition de la conscience dans le règne animal a découplé les facultés des individus. Les êtres conscients ont eu à leur disposition de grands moyens pour développer leurs intérêts égoïstes. A long terme, ce puissant égoïsme est devenu un risque pour la survie de l’espèce. Les sociétés humaines préhistoriques ont donc rapidement développé des antidotes à cet égoïsme, en privilégiant l’altruisme et les stratégies coopératives à long terme. Ainsi est apparue la notion de transcendance (aller au-delà de soi-même), qui se tient au cœur des diverses religions de l’humanité. Sans faire appel à la notion de Dieu, Jacques Dubochet considère ainsi la religion comme une stratégie corrective de l’égoïsme naturel.
Il s’agit de se demander si cette explication matérialiste de la religion est comptable avec la foi en Dieu, et en particulier avec la foi chrétienne :
Le prêtre et recteur de l’Université catholique de Lyon, Thierry Magnin, a répondu de manière à la fois pondérée et ferme à Jacques Dubochet. Il a reconnu que la théorie de l’apparition de la religion par l’évolution biologique a une valeur descriptive. Le théologien ne conteste donc pas cette hypothèse scientifique. Par contre, Thierry Magnin a souligné deux éléments insuffisants de cette explication scientifique de la religion :
1) L’apparition de la transcendance à partir de la sélection naturelle est plutôt une description des faits qu’une véritable explication. L’apparition de la conscience d’une transcendance (d’un au-delà) à partir du monde matériel et biologique reste un « mystère » dont la science ne peut percer le fond du fond du fond…. Ce mystère de l’émergence de notre conscience religieuse nous place face notre ignorance de nos origines.
2) Thierry Magnin a insisté sur la différence entre la notion de transcendance (le dieu impersonnel des philosophes), et la rencontre avec le Dieu de Jésus-Christ qui suscite la foi chrétienne. Cette rencontre est une expérience entièrement nouvelle, une révélation qui ne peut être expliquée par le darwinisme.
La soirée s’est terminée dans l’amitié par le partage d’un bon repas en commun.

Colloque international bilingue français-anglais de l’APTEF à Sherbrooke (Canada), 10-13 août 2015. Les ambiguïtés de la vie chez Tillich.
Conférence: L’anthropologie essentialiste de Paul Tillich confrontée aux nouvelles approches empiriques de l’humain.
Renvoyant dos à dos le dualisme et le monisme anthropologique, Paul Tillich défend la thèse de l’unité multidimensionnelle de la vie. Après une analyse des difficultés ontologiques de son principe de progressive actualisation ambiguë d’une essence non-ambiguë, nous interrogerons la portée théorique, dans l’ensemble de sa conception anthropologique, des interactions de la dimension de l’esprit avec les autres dimensions physique et psychique qui la précèdent dans l’ontogénèse. Paul Tillich développe-t-il suffisamment les interactions entre les dimensions de la vie et leurs ambiguïtés ?
Si sa théologie systématique organise bien un cadre formel permettant de penser ces interactions, il se garde d’entamer un véritable dialogue avec les disciplines scientifiques qui renvoient les phénomènes de l’esprit à des explications de nature biologique ou psychique. Or, depuis l’époque de Paul Tillich, la dimension de l’esprit apparaît de moins en moins cloisonnée et distincte du reste de l’espace anthropologique.

Colloque de fermeture de la faculté de théologie de Neuchâtel, 10-12 juin 2015.
Entre la mémoire et l’oubli: La pertinence de la théologie protestante.
Conférence: Le désenchantement neuroscientifique de la mémoire et la subsistance du théologique.

La mémoire est pour le neurologue un processus physico-chimique de sélection et de fixation des stimuli marquants. Cette définition nous invite à réfléchir les conditions de la mémorisation et de l’oubli du théologique dans une perspective évolutionniste. En quoi le théologique mérite-t-il d’être retenu parmi les éléments de la mémoire humaine ?

Journée Osez le jour de l’Arrondissement jurassien de l’Union Synodale Berne-Jura-Soleure à Sornetan (BE), le 2 mai 2015.
Animation de l’atelier: Physique de la lumière, philosophie et théologie.

Pastorale de l’Eglise réformée fribourgeoise à Bex, le 21 avril 2015.
Conférence: Spiritualité et protestantisme.
Peut-on établir une définition générale de la spiritualité?
Comment se positionner face aux spiritualités diffuses?

Cours en théologie pratique à l’Université de Neuchâtel (délocalisé à Lausanne),
semestre de printemps 2015.
Enjeux et remodelages de la figure pastorale
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Le pasteur est appelé aujourd’hui à assumer un certain nombre de situations professionnelles dans lesquelles l’institution ecclésiastique se situe en retrait, précarisée par sa marginalisation. Deux paramètres compliquent dès lors la tâche du pasteur. A l’interne, son autorité est réévaluée face à d’autres acteurs aux compétences professionnelles de plus en plus concurrentielles (diacres, laïcs, formateurs d’adultes, etc.). A l’externe, les convictions protestantes dont il est le ministre attitré ne sont plus reconnues d’emblée au sein de la société laïcisée et plurielle. La cause de la compétence pastorale n’est pourtant pas perdue, mais elle nécessite le remodelage d’un pastorat « tout terrain », plus apostolique que fonctionnaire. L’objectif du cours consiste à découvrir la complexité et les tensions actuelles de l’action pastorale puis à être en mesure d’élaborer un modèle de personnalité pastorale dans ses dimensions théologique, spirituelle et opérationnelle, susceptible de répondre aux défis actuels.

Journée Festival d’auteurs “Livres à Vivre” à Crêt-Bérard, le 7 mars 2015.
Animation de débats.

Journée paroissiale à Nods (Ne), le 7 février 2015
Conférence: Les spécificités de la communauté réformée.
Quel “noyau immuable” caractérise les communautés réformées par delà les inévitables adaptations en fonction des cultures ambiantes ?

Du 20 juin au 28 septembre 2014:
Installation artistique de Rudy Decelière à l’église Saint-François à Lausanne:
Un jardin à Saint-François.
Le samedi 27 septembre 2014 : Finissage à l’église Saint-François à Lausanne.
15h30 Conférence de Gilles Bourquin :
Les protestants sont-ils faits pour le jardin ?
16h15 Production de l’écrivain Antonin Scherrer et de la comédienne Monica Budde.
17h00 Concert Ensemble Vide, Denis Schuler.
18h00 Culte avec le pasteur François Rousselle, un paysagiste devenu pasteur.

Cours en théologie pratique à l’Université de Neuchâtel (délocalisé à Genève),
de septembre à décembre 2013.
Les mutations contemporaines en pédagogie religieuse :
L’exemple du modèle catéchétique.
Une forte poussée pragmatiste traverse nos sociétés occidentales et remet en cause le modèle intellectualiste lié à la tradition pédagogique du continent européen. Sur le plan académique, les hautes écoles pratiques concurrencent les universités. Dans le secteur privé, la formation d’adultes se focalise sur la performance. Sur le plan ecclésial, les évangélismes conversionnistes concurrencent la théologie réformée et ses catéchismes existentiels. Plus largement, sur le plan religieux, les spiritualités fonctionnelles concurrencent le confessionnalisme chrétien. Quels sont, dans ce contexte, les registres à mettre en œuvre en catéchisme, tant sur le plan théologique que pédagogique ? Bref, quel catéchisme pour aujourd’hui ? Dans ce cours, le modèle catéchétique sera considéré en tant qu’exemple pratique, symptôme ou reprise critique d’une conjoncture plus globale, celle des formes transmises du religieux aujourd’hui. Chaque double période hebdomadaire articulera en principe des considérations théoriques et analytiques aux aspects pratiques du catéchisme.

Conférence Internationale du 30 juin au 3 juillet 2013 à Aix-en-Provence (France), organisée par le Conseil International des Juifs et des Chrétiens (ICCJ) et l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), en coopération avec l’Institut interuniversitaire d’Études et de Culture Juive (IECJ).
Dans ce contexte, conférence de ma part mardi 2 juillet 2013, 9h15 :
La modernité peut-elle survivre sans religion ?

Les 5 jeudis 31 janvier, 7 mars, 25 avril, 23 mai, 27 juin 2013, 19h00-21h00 :
Cèdres Réflexion, Maison des Cèdres, Ch. des Cèdres 7, 1004 Lausanne.
Participation à l’animation du parcours de formation en 5 rencontres :
L’impact des neurosciences sur la vision chrétienne de l’homme.
Voir: Statuts en enjeux de la neurothéologie.